• Oh ma reine ! Toi qui connais la transparence des mots, tu te dois de rester en paix en ces moments de déchirure.

    La souffrance d’une mère qui perd son enfant est connue et hautement respecter mais il est su également que ce lien d’amour tissé au fil des années est un lien indestructible et plus fort que toute culpabilité dévastatrice.

    Prends le temps en l’instant de te poser tout près du sol ainsi la souffrance est plus facile à porter lorsque toi-même tu sais te déposer en offrande à Mère Terre.

    Le chagrin qui t’inonde en ce temps trace en toi le lit de la rivière, lien à ta source de prière ou couleront amour et lumière.

    Respecte ces moments d’intimité profonde avec ton fils de l’au-delà, laisse cet espace privilégié se remplir des couleurs de vos cœurs. De cet accident survenu, doit naître forces latentes, émanation du meilleur de vos êtres.

    Tu es là pour l’accompagner sur le chemin qu’il a choisi, pour lui tendre la main et l’aimer jusque dans cet acte extrême. Montre lui que la lumière existe et que lui aussi il est relié à cette Source d’amour. Ta présence discrète à ses côtés est précieuse et ton silence porteur d’une communion subtile d’une grande richesse.

    Ne te laisse pas distraire par les apparences et les dires de ton entourage. Reste en lien avec le meilleur de ces années de confiance et de partage.

    Tu as les moyens de transmuter le plomb en or, en ton cœur tous les ingrédients sont là, en toute humilité laisse la Vie te transformer.

    Cette expérience, vis la comme un passage où ton fils est le Maitre. D’où il est, tout est beaucoup plus clair, plus limpide, ne t’inquiète pas et crois en l’acte juste, orchestration du mystère de la Vie.

    Au-delà de tes yeux, la vie est permanente et la réalité évidente, sache les reconnaitre dans chaque instant, dans chaque geste, dans chaque évènement.

    Courage « Guerrière de Lumière », laisse couler les mots, ils ont bien des vérités à t’offrir.

    N’oublie pas que tu es aimée et accompagnée.

     

                                                                      A une amie, le 25 mars 2002


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  • Jésus dit:
    "Le Royaume du Père peut être comparé à de la pâte dans laquelle une femme a caché un peu de levain. Elle se transforme et devient du bon pain. Celui qui a des oreilles, Qu'il entende."
     

    Dans le silence les mots ont dit : 


    Réflexion

    Royaume d’amour
    Froment de Vie
    Père, je reçois Ton Présent
     

    Invisible Féminité
    Levain d’amour                           
    Tu matures  mon âme
     

    Du froment
    Au pain de vie
    L’amour transcende l’invisible

    Claudie    

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  • J’ai rencontré pour la première fois Swami Roberto mi février 2006. Il tenait dans ses mains un magnifique oiseau coloré …

    Quelques mois plus tard, il me rendait visite …

    Nous marchions dans un magnifique jardin japonais,  Swami me conduisit  auprès de Bouddha …  Bouddha m’enveloppa de son aura … Je pris conscience de mes corps … Bouddha m’offrit un mala … je me sentis devenir Sagesse …

    Puis Swami me conduisit  auprès de Jésus … Jésus quitta sa tunique de toile et la plaça sur mes épaules … l’Amour inonda tout mon être …

    Ensuite, Swami m’accompagna dans une grotte auprès d’un très vieil homme … un homme de Dieu … Le vieil homme m’offrit un gros Livre Sacré … très ancien …

    Puis Swami me conduisit auprès d’un autel de marbre blanc … Trois marches permettaient d’y accéder … Swami s’approcha de la première marche … et me demanda de déposer aux pieds de ces marches tout ce que je venais de recevoir … le Mala … la Tunique … le gros Livre …

    J’hésitai … puis je me défis des merveilleux cadeaux que je venais de recevoir … Instantanément, je me retrouvai nue … Je me sentis fragile et forte à la fois …

    Swami me demanda de le suivre, nous arrivâmes au pied d’un arbre, nous entrâmes … il y avait une table rectangulaire et quelques personnes, comme des moines avec une grande capuche qui cachait leur visage. L’un d’entre eux commença à me couper en rondelles et moi je regardais Swami, l’air de lui dire : « Eh ! Tu laisses faire ça ? » … et Swami restait là … sans bouger … comme si de rien n’était  … L’homme au capuchon continuait à me découper en tranches … jusqu’au moment ou je me redressai et dis : « stop ! »  … Tout s’arrêta ! … Swami me regarda avec un regard plein de compassion …et dit : « Eh bien ! Ce n’est pas trop tôt ! » …

    Swami me laissa seule avec tout l’Enseignement que je venais de recevoir … Pleine d’amour et de remerciements, ma journée continua empreinte de Sa Présence …                                                                            Merci Swami


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  • Saut de l’Ange
    Dans la plongée
    Les bulles s’élèvent

    Le silence s’épaissit
    Le corps glisse
    Les fonds sont couleur nuit


    Profondeurs évanouissantes
    Le souffle n’est plus
    Le cœur inspire
                                   Claudie 

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  • Dans la terrible appréhension de Dieu, je vis la peur d'être moi-même.

    Cette peur ne prend pas racine dans le fait de vivre en Dieu, mais de ne pas pouvoir accueillir Sa force, Sa magnificience. L'énergie que je pressens semble indestructible tellement puissante et invincible que tout mon être en frémit.

    C'est comme un impératif, l'heure est proche ...

    Comme si Dieu avait décidé de s'installer en moi où plutôt de jaillir de moi. Je ne sais plus trop, mes sens se troublent. Je perçois la terrible explosion que pourrait provoquer une telle rencontre.

    C'est comme si l'heure de ma propre désintégration était proche. Je vais exploser ... j'espère que c'est de joie ... mais pour l'instant je n'en suis pas du tout convaincue.

    J'ai envi de crier que tout ça sorte de moi et qu'on en finisse de cette trop longue attente, gestation qui n'en finit pas. C'est comme si j'allais accoucher d'une étrange beauté, d'une non forme que mon mental ne peut ni contenir ni imaginer mais que je perçois lorsque ma conscience se prête au Jeu de l'Eveil. Cela pourrait se faire par la bouche ou plutôt du bas vers le haut, cela vient de loin, de très loin et pourtant tout me semble si proche ...

                                                                        
     Claudie, écrit le 25 novembre 2008 

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